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J’ai passé le week end avec une amie avec qui je correspond depuis quelques années.

Vanessa habite du côté de Drummondville et le voyage jusqu’à chez elle m’a permis de prendre la mesure de la nature au Québec, grandiose ! Forêts et champs, parfois collines. Un paysage superbe mais très différent de nos campagnes françaises.

Grâce à Vanessa j’ai pu assister à un match de Hockey sur glace, le sport national au Canada et découvrir un autre bout de Québec, encore merci :)

Eglise de Saint Jean sur Richelieu

Le soleil est revenu et la température augmente ! Voilà de bonnes nouvelles qui donnent envie de mettre le nez dehors.

Hier, j’avais fait une maquette du site à réaliser, c’était une image travaillée sous Photoshop. Aujourd’hui, j’ai réellement créé la maquette sous forme de site web. Il reste quelques détails, mais le travail est bien avançé. Je n’ai jamais eu si peu de problèmes dans le codage d’un site. Peut être qu’à force de coder, on commence à penser de manière aussi tordue que nos chers ordinateurs.

Cet après midi, je suis allé à Carrefour. En fait il s’agit d’une galerie commerciale et non de notre chaine d’hypermarchés française. Je suis allé dans une boutique Rogers acheter une carte sim et une carte recharge pour mon téléphone mobile, afin de pouvoir contacter des gens au Québec et passer des appels d’urgence.

Encore heureux qu’on compte en dollars : L’achat d’une carte sim revient a 25$, ca vous donne un numéro. Attention : il faut que votre portable soit tribande ET débloqué, c’est à dire qu’il puisse accepter un forfait autre que votre opérateur normal.Pour vérifier si il est débloqué, essayez de mettre une carte sim d’un autre opérateur, si vous arrivez à appeler c’est bon ! Sinon il faut voir chez votre revendeur habituel.

L’activation de la carte coûte 15$ si un employé de l’établissement qui vous la vends réalise l’opération, 0 si vous la faites vous même. La procédure est simple.

Il faut ensuite prendre une recharge pour votre crédit qui est de 0$ : entre 10 et 20$ selon votre utilisation et les options.

Pour ma part, j’ai acheté une carte recharge de 20$ avec un “forfait soirs et week-ends”. Pour les appels locaux en journée c’est 39c la minute et 1c le soir des 20h et le week end. 15c le sms.

Attention cependant : on paye le temps de communication, pas l’appel. Si un ami vous appelle en journée, vous payez le temps de communication !

Après ce passage à Carrefour, je suis allé voir Eddy et benoit à l’Office du tourisme et nous avons “pris une marche” de quelques minutes ensemble. Je suis tranquillement rentré à pied.

Une vue du magasin Studio Nicko

Vue de l'autre côté

Eric Thibodeau, le graphiste de l'entreprise, aux nombreux talents

Mon bureau chez Studio Nicko

Première journée dans mon entreprise ! Horaires de travail : 10h-12h et 13h-16h.

Ma mission sera donc :

  • Dans un premier temps, de refaire le site de l’entreprise Studio Nicko pour qu’il corresponde à sa nouvelle image,
  • Dans un second temps, de mettre en place une solution e-commerce, pour que l’entreprise puisse faire quelques promotions en ligne

J’ai travaillé avec Eric (le graphiste) sur les dernières communications de Studio Nicko pour comprendre l’image que l’entreprise souhaite donner, et avec quelles couleurs elle l’exprime.

Il me faut commencer par savoir quelles sont les pages essentielles du nouveau site et comment elles seront présentées. Pour le contenu, je me suis appuyé sur le site déjà existant et les idées de mon patron et j’ai commençé à réfléchir à un nouveau design. D’abord par un schéma, puis sur une image test dans Photoshop.

Grisaille grisaille. Pas grand chose à faire ce dimanche.

Petite grasse matinée et bonne douche pour bien commencer la journée. C’est amusant comme satisfaire ces simples besoins : dormir, se laver, bien se vêtir, nous apporte du bien-être quand on est à l’étranger. Prendre le temps d’une pause pour se retrouver et profiter du séjour.

J’ai beaucoup discuté avec ma logeuse, Mme Wenning. Nous avons parlé des Nations Premières (Inuits et Amérindiens) et de leurs droits parfois trop importants : une manifestation de québecois pourraît être facilement controlée et arrêtée ; les autorités ont moins de pouvoir sur les Nations Premières.

Un autre sujet intéressant était lié à notre laïcité. Ici au Canada, il existe une loi sur les droits de la personne, qui octroit à chacun un grand nombre de libertés, et de plus en plus d’immigrés n’hésitent pas à exploiter cette loi, notamment concernant des problèmes vestimentaires. Par exemple, un chauffeur de limousine qui est sensé porter une casquette noire voudrait porter un chapeau en rapport avec sa religion à la place. Ici encore ce n’est pas trop grave, mais le problème peut devenir rapidement plus grave, si certaines femmes commençent à vouloir prendre des photos d’identité avec un tchador.

Les dernières générations d’immigrés d’Europe, qui ont souhaité s’intégrer à une culture et la respecter, sont souvent choquées de voir ces autres immigrants voulant imposer leur mode de vie, et modifier celui du Québec, plutôt que de s’y intégrer. Ils encouragent apparemment souvent les anciens québecois, gênés mais plus discrets à s’exprimer auprès des autorités plutôt qu’à se contenter de se plaindre autours d’eux.
Je comprend tout d’un coup mieux les enjeux de la laïcité.

Samedi plutot tranquille. Les 10 cm de neige qui avaient recouvert Saint Jean à notre arrivée ont commencé à fondre, et le golf d’a coté retrouve son vert naturel. Cependant une nouvelle tempête de neige est prévue pour Lundi. 30 cm de neige selon certaines prévisions…

J’aurais aimé sortir voir Montréal, mais comme de la pluie était prévue, j’ai préféré rester à la maison et préparer mes affaires et retrouver quelques informations pour bien débuter mon stage lundi matin.

Finalement il n’aura pas plu, il y avait même un coin de ciel bleu… Mais le ciel s’est vite de nouveau assombri. De la pluie demain. Irais-je ou n’irais-je pas ?

Ce soir, d’autres français sortaient sur Saint Jean. j’aurais bien aimé les accompagner, mais il y a un peu plus de 2km jusqu’au point de rendez-vous qui était le Cégep. je l’avais bien fait à pied hier pour rentrer du Cégep (en 30 minutes environ), mais de nuit et dans le froid, je ne me sens pas trop de le faire tant que je ne connais pas bien la zone, et puis le samedi il n’y a plus de bus à partir de 19h… pire, pas de bus le dimanche… il faut se rendre au centre ville à pied.

Mais une chose en compense une autre : même s’il y a moins de vacances, les Québecois finissent le travail plus tôt et ’soupent’ peu après; entre 17 et 18h, ce qu’il fait qu’ils ont toute leur soirée de libre. La semaine sera probablement plus dynamique !

Ce matin, une dizaine de centimètres de neige a recouvert le paysage.

J’ai rendez-vous au Cégep de Saint Jean à 10h pour rencontrer Diane Guitard, professeure (sisi il y a bien un « e » au Québec) responsable du suivi de mon stage. Je trouve mon chemin jusqu’à une petite salle de réunion dans la bibliothèque.

Diane Guitard me donne un grand nombre d’informations et me parle du rapport que chaque étudiant français devra rendre au Cégep. Rapport noté sur 100 et pour lequel il faudra 60% des points afin de « réussir l’examen ». Nous devons également faire un rapport hebdomadaire, transmis au professeur au plus tard le mercredi de la semaine suivante. Une autre copie est imprimée, signée par le responsable du stage dans l’entreprise et fera partie du dossier final à rendre. A la note du rapport final (sur 50) s’ajoutent deux autres notes : l’évaluation du stagiaire par l’entreprise (sur 30) et une soutenance orale en entreprise (sur 20). Les critères de notation sont très précis et très clairs, ils visent à développer des qualités essentielles en entreprise.

Par exemple pour l’oral, dans l’introduction, on notera :
- Le fait de se présenter au groupe,
- L’utilisation d’un élément déclencheur,
- L’indication du déroulement de l’exposé
- L’annonce de la période de questions
- Les premières impressions données
- Le plan de présentation

Le Cégep de Saint Jean sur Richelieu est un vrai labyrinthe, centré autour d’un ancien séminaire, des bâtiments s’y sont ajoutés peu à peu et pour aller d’un bout à l’autre de l’établissement, il faut parfois prendre plus de 4 escaliers différents et une bonne quinzaine de couloirs.
En revanche c’est un endroit vraiment agréable pour étudier, du moins de ce que l’on a pu en voir. Quelques points forts : une salle détente où coule une petite rivière artificielle et qui ne manque pas de plantes vertes, des salles de sport, un magasin (librairie, informatique, cadeaux), une grande bibliothèque, des salles informatiques en libre service…

Je rentre à pieds en manquant de me perdre dans le quadrillage de rue enneigées cernant de nombreuses petites maisons.

L’après midi, je rends visite à mon patron : Nicko Ouellet et fais la connaissance de l’ensemble de l’équipe de Studio Nicko. Il s’agit en fait d’un magasin de musique, également studio d’enregistrement. L’entreprise dispose d’une succursale à Saint Luc, zone rattachée à Saint Jean, mais compte y transférer ses locaux.

Mon stage consistera à créer un site e-commerce pour le magasin. Eric, le graphiste du groupe sera apparemment mon superviseur direct. L’ambiance a l’air excellente et le stage s’annonce vraiment intéressant !

Lever de soleil à l'hotel Travelodge

Réveil tôt. Et a peine le soleil s’est il levé  qu’il se cache derrière les nuages.

Eddy, Benoit, moi même et d’autres étudiants à 7h30 avec Benoit Lanciault. Nous prenons donc un solide et délicieux petit déjeuner (le buffet matinal de l’hotel Travelodge est copieux :) ) et le rejoignons dans le hall de l’hotel.

Nous avons droit à une petite marche matinale dans les rue de Montréal. Que dire de cette ville ? Rues larges et aérées, peu de circulation, grands immeubles et de nombreux superbes tags sur les murs. Nous devons nous rendre à la Régie d’Assurance Maladie du Québec, la RAMQ (prononcer « ram Q »), qui nous convrira pendant notre séjour.
On peut dire que l’administration québecoise est très bien organisée ! Salle d’attente, de nombreux bureaux, chacun est appelé, va se faire prendre en photo puis se rend dans un bureau pour terminer le dossier. En quelques minutes tout est réglé !

Le reste de la matinée est consacré à une visite organisée de Montréal en bus. Dans le désordre:

  • La vieille ville et notamment la place Jacques Cartier aux terrasses bondées l’été et descente de luge l’hiver,
  • Les incroyables  sous-sols de la ville: Montréal à un réseau souterrain immense permettant de vivre en intérieur tout l’hiver. On trouve tous les services dans les galeries souterraines et immeubles creux. Pour que l’endroit soit le plus vivable et aéré possible, les plafonds sont hauts et de nombreux puits de lumière viennent éclairer le réseau.
  • Les Iles du Saint Laurent, où nous avons pu aperçevoir quelques marmottes.

Le Lac aux Castors gelé

Johanna et Alexandra dans le parc de Mont Royal

Puis le bus monte le Mont Royal, la petite colline au centre de l’île de Montréal. La « Montagne » héberge un grand parc imaginé par Frederick Law Olmsted (qui a également conçu le Central Park de New York ou encore le Stanley Park à Vancouver). La forêt y est encore enneigé et le Lac aux Castors encore gelé. On aperçoit au loi l’Oratoire Saint Joseph, que je n’aurais pas l’occasion de voir de près pendant ce séjour.

Puis nous nous déplaçons pour avoir un point de vue sur toute la ville et il se met à pleuvoir….. et même à neiger ?

L'équipe, de gauche à droite : Johanna, Alexandra, Benoit, Eddy, Sébastien

Retour à l’hôtel alors que la neige s’intensifie. Johanna et Alexandra ont leur stage à Montréal même et ont donc déniché un logement en ville, elles nous quittent donc pour aller s’y installer. Eddy, Benoit et moi décidons alors d’aller déjeuner, ou plutôt dîner, comme on dit ici sous le complexe Desjardins, à quelques pas. Le temps de retirer un peu d’argent en face de l’hôtel et nous nous nous rendons dans l’immeuble Desjardins.

Dur d’expliquer ce que l’on ressent lorsque l’on pénètre dans un tel bâtiment. C’est l’exemple type de l’immeuble creux appartenant au réseau souterrain de Montréal. Plusieurs étages de galeries marchandes puis de bureaux autour d’une immense place au centre de laquelle trône une fontaine. Cette dernière projette régulièrement un jet d’eau à une dizaine de mètres de hauteur, nous faisant presque oublier qu’il y a encore un plafond… beaucoup plus haut.

Alors que les rues étaient presques vides, l’intérieur des bâtiments est très vivant. Un peu plus loin, une autre place est entourée de restaurant et fast foods variés. En son centre, de nombreuses tables et chaises. On peut choisir un restaurant, on prend un plateau repas et l’on va manger au centre. Le plateau vidé, il suffira de jeter les déchets et de le déposer sur les supports prévus autour de la place et apparemment communs à tous les restaurants.

Dehors c’est une véritable tempête de neige qui se déchaine et lorsque nous sortons, nous nous pressons vers l’hôtel. Il faut encore attendre un peu pour que deux bus jaunes « typiques » viennent prendre tous les étudiants séjournant à Saint Jean sur Richelieu.

Arrivée enneigée à Saint Jean sur Richelieu

Après un long trajet d’une quarantaine de minutes sur une autoroute enneigée nous arrivons au Cégep (un établissement d’enseignement comparable à nos IUT mais auquel on accède plus jeune) de Saint Jean sur Richelieu. Après remplissage de documents administratifs dans un petit amphithéatre, les familles d’accueil viennent nous chercher et je fais la connaissance de Rachel Poirier qui m’hébergera durant tout mon séjour.

Voici le premier post de mon séjour sur le territoire canadien ! Attention: tous les billets publiés lors de ce séjour seront volontairement plus un journal avec des photos de vacances que des billets de photos d’art !

Dans l'avion vers le Canada

Montréal vue du ciel

Montréal vue du ciel 2

A la suite de mauvaises manipulations informatiques que je regrette encore, les photos originales de la première journée ont été perdues et je n’ai que les réductions de 400 pixels de larges… Dommage pour quelques photos…

Nous avons quitté Nice en milieu de matinée et avons pris une correspondance à Paris Charles de Gaulle pour Montréal. Nous c’est notre petit groupe d’étudiants: Johanna, Alexandra, Eddy, Benoit et moi même.

Après un vol de 6 heures et un décalage horaire d’autant, nous débarquons à l’aéroport Trudeau en début d’après midi. Un passage au bureau d’immigration est nécessaire pour faire valider les documents fournis par l’ambassade du Canada en France et obtenir un permis de travail temporaire.

C’est Karine Rossignol, de l’Office Franco-Québecois pour la Jeunesse, qui est venue accueillir chaleureusement la dizaine d’étudiants français de notre vol. Nous devons prendre un bus pour le centre ville, mais ce dernier est ralenti par les embouteillages, nous patientions donc un peu. Dehors, le soleil brille et le ciel est bleu, mais l’air est froid, 4°C: nous ne sommes qu’à la fin de l’hiver.

Un conseil; si vous avez des chèques de voyages, ne les changez pas au bureau de change de l’aéroport, dont les frais sont assez élevez, rendez-vous plutôt dans une banque en centre ville.

Enfin, le bus arrive et nous chargeons nos nombreuses valises. En route vers l’hotel, nous découvrons un nouveau paysage. Autour de l’aéroport, c’est une zone industrielle au paysage gris et terne où bâtiments comme véhicules semblent recouverts de poussière. Elles sont amusantes ces voitures; pas du tout le même genre que l’on voit en Europe. Il semble y avoir un style « commun » lorsqu’en Europe nous sommes influencés par de nombreuses « cultures design ». Au Canada, on voirt beaucoup de solides routières, des 4×4 et pick-up, parfois quelques limousines. Les camions quand à eux n’ont pas la cabine au dessus du moteur, elle est déplacée vers l’arrière, bref, l’archétype du transporteur américain !

American truck
Image by nacho_c via Flickr

Les maisons sont des bâtiments simples en brique rouge. En se rapprochant du centre ville, on remarque des bâtiments avec une architecture plus intéressante. On reconnait l’histoire de la ville dans ses bâtiments : une des métropoles d’Amérique du Nord, construite rapidement, où de vieux immeubles, côtoient des grattes-ciels.

Dans le bus, Karine nous explique les bases : la plupart des prix affichés au Québec sont hors taxe. La taxe est habituellement de 13% environ. Il est aussi très important de donner des pourboires aux serveurs dans les bars, hotels, restaurants… 15% au minimum. On peut descendre à 10% si le service était vraiment exécrable et monter à beaucoup plus si le service était excellent.
Attention ! Si vous ne faites pas mine de vouloir donner un pourboire, il est probable qu’on vous le demande naturellement, et ce n’est pas déplacé par ici :)

Il faut aussi apprendre la ponctualité québecoise. Quelle différence avec la France ? Au Québec, lorsque vos horaires sont de 9h à 17h, il faut commençer à travailler à 9h et finir à 17h, ce qui signifie qu’il faut arriver à l’avance et ne pas se préparer à quitter son lieu de travail dès 16h30.

Arrivés à l’hôtel Travelodge où nous passerons la première nuit, nous prenons possession de nos chambres et allons manger notre souper dans un bar américain « typique », le Mars et Vénus où nous dévorons un hamburger devant un match de hockey. Nous devons attendre et nous retenir de nous reposer trop tôt pour nous adapter plus facilement au décalage horaire.

Les québécois sont très sympathiques. Ils paraissent moins pressés et moins stressés que les français. Chez eux, les choses sont beaucoup plus simples et plus claires que pour nous, simplement dans leur manière de faire : de ce que j’en ai vu jusque là, ils vont droit au but, en prenant le temps nécessaire, ni plus, ni moins.

Demain matin, Benoît Lanciault, responsable des stages du CEGEP de Saint Jean sur Richelieu vient chercher les étudiants résidant dans la petite ville pour les emmener à la RAMQ (Régie de l’Assurance Maladie du Québec). Nous avons rendez-vous à 7h30 dans le hall de l’hôtel. Il va falloir se lever tôt !